mercredi 13 février 2008

Le village de Chikalamika







L'histoire commence par une nuit hivernale en 1545, où la neige tombait en trombe dans les vagues forêts du nord québécois. Konishiwa vivait depuis maintenant dix-huit ans dans une tribu iroquoise dirigée par son père, le grand mâitre chef Lakotâ. Cette tribu était sédentaire et vivait à cet endroit depuis des siècles. Konishiwa était le chef de l’agriculture. Chaque jour, il allait au puit, situé à plusieurs kilomètres de marche du village, chercher de l’eau pour arroser ses champs. Un jour où le soleil était à son zénith, Konishiwa aperçut au loin une jolie jeune femme possédant de magnifiques courbes qui en faisaient rêver plus d’un.

Plus il s’approchait, plus il sentait monter en lui le désir de cette femme splendide qui correspondait à tous ses critères de beauté. Elle était penchée au-dessus du puit et Konishiwa voulut s'approcher d'elle pour l'aborder. C'est alors qu'elle perdit pied et et amorça sa chute dans le profond puit. Heureusement, juste au bon moment, le jeune Amérindien attrapa sa main et sortit la donzelle.

Lorsqu’elle fut sortie, elle regarda l’homme qui lui avait probablement sauvé la vie. Elle l'observa attentivement et passa sa main sur son front en le remerciant du fond de son cœur. Elle ne savait point comment le remercier autrement de ce geste de bravoure. Soudain, Konishiwa lui dit :
« - Vous l’avez échappé belle, ma chère biche. Une belle cervidé comme vous doit surveiller ses arrières.
- Mais j’ai tombé par inadvertance, répondit-elle! Je vous invite pour un repas de remerciement à la tribu de Chikalamika. Je vous attendrai pour souper demain soir.»

Le lendemain après-midi, Konishiwa demanda à son père congé pour aller partager le repas avec cette belle femme à la peau basanée dont le regard l’avait émerveillé. Durant le partage des mets, ce jeune lynx fugace lui avoua l’amour qu’il éprouvait pour elle.

Rapidement Lakota dit à son fils :
« - Mon fils, il est inconcevable de penser que tu pourrais t’unir avec une femme d’un clan étranger.
- Alors si vous ne voulez pas Père, dès l’aube je quitterai le village pour vivre aux côtés de ma dulcinée.
- Et bien mon fils, trahis ta tribu et vas!»
Il alla rejoindre sa belle au coucher du soleil et lui avoua son désir de s’unir pour la vie avec elle.
Sans attendre, elle lui déposa un baiser sur les lèvres et accepta.

Ainsi, les deux jeunes amoureux allèrent s’unir dans un endroit secret de la forêt boréale québécoise sous une pluie d’étoiles filantes. Et c’est ainsi qu’ils créèrent une nouvelle nation dans laquelle la liberté de s’aimer règna. En peu de temps, la nation grandit à vue d’œil, puisque tous les couples amoureux qui ne pouvaient se marier par amour de l'autre les rejoignirent. Quelques années plus tard, les deux jeunes Amérindiens avaient déjà une petite famille, car neuf mois après leur union, Anouk avait accouché d’un couple de jumeaux : un petit gars appelé Québé et une petite fille nommée Coise. Enfin, pour compléter la petite famille, le couple adopta Petit Loup comme animal de compagnie et Cocky, un petit être toujours rejeté partout où il passait. Ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps et nous leur devons notre belle nation québécoise.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

très belle histoire qui fait rêver,j'aime beaucoup la simplicité du site.
Martina Jade